
La récente suspension de Mme Madeleine Azevedo Enkangalia, maire de la ville de Buta, par le gouverneur du Bas-Uele, Mike Mokeni, suscite une vive réaction au sein de l’UDPS Tshisekedi. Le président fédéral du parti dans la province, Dieudonné Sanga Mavolo, a exprimé son étonnement face à ce qu’il qualifie de « coïncidence troublante » et de « suspensions ciblées » contre les cadres de son parti.
« Nous sommes un parti qui prône l’État de droit, et personne ne devrait être au-dessus des lois », a-t-il rappelé. Bien qu’il reconnaisse la légitimité de toute sanction administrative en cas d’irrégularité avérée, il insiste sur le respect du processus légal. « Si Mme le Maire a enfreint les principes administratifs, nous ne nous opposerons pas à la décision de l’autorité compétente », a-t-il affirmé.
Cependant, c’est la simultanéité entre sa récente sortie médiatique — dans laquelle il critiquait la gestion de la province — et la suspension de Mme Azevedo qui alimente ses interrogations.
« Ce qui nous trouble, c’est cette coïncidence. Toutes les suspensions qui surviennent depuis l’arrivée de ce gouvernement provincial touchent exclusivement les cadres de l’UDPS Tshisekedi, alors que des irrégularités observées chez d’autres responsables, notamment issus de l’AGPC, restent impunies », déplore-t-il.
Sanga Mavolo s’interroge sur une éventuelle stratégie de ciblage politique. « Pourquoi uniquement nos cadres sont-ils sanctionnés ? Quel est l’objectif de ces suspensions répétées contre l’UDPS Tshisekedi, parti présidentiel ? », questionne-t-il, laissant entendre que son parti pourrait bientôt communiquer de manière plus formelle sur la question.
Dans un climat politique déjà tendu, cette affaire risque de raviver les tensions entre les différentes forces en présence dans la province. Affaire à suivre…
Rédaction